© Musiques en balade 2019

  • Facebook - Black Circle
  • YouTube - Black Circle
  • Instagram - Black Circle
  • Twitter - Black Circle

Musiques en balade est détentrice des licences 2-1072205 et 3-1072205 d'entrepreneur de spectacles et est affilée au CNV, membre du réseau Zone Franche (réseau des musiques du monde) et du SYNAVI.

Uniquement en numérique

Version numérique

Bagdad

Vinyle 1978 - Club du disque arabe – Les artistes arabes associés

Voici le second disque de Fawzi Al-Aiedy. Venant de Bassorah, il vit aujourd’hui à Paris (20e). Loin de ses frères de culture. Pourtant, il chante toujours en arabe. Il chante l’arabe. Une langue qui est déjà une musique, avec ses longues, ses brèves, ses redoublements de consonnes, de la gorge aux lèvres. Et les textes qu’il chante, il les choisit. Poétiquement et politiquement. Et s’il prend soin, à chacun de ses concerts ou sur les pochettes de ses disques, de les traduire, c’est qu’il veut que nous nous comprenions bien. Que tout soit clair. Paradoxalement, avec cette langue qui nous est étrangère, tout va de soi : la musique confond les mots.

Paradoxalement, c’est avec la musique que tout se complique, que les questions se posent : la musique, elle aussi, a sa grammaire. Pas à pas (attention ! ralentir : travaux !), il avance. Il expérimente. Il joue, ici, pour ceux qu’il rencontre. Avec ceux qu’il rencontre. (...)

J’ai écouté vingt, trente concerts de Fawzi. A chaque fois, j’étais surpris par sa voix si attentive à la naissance de l’émotion, par la question posée au public et la réponse affectueuse qu’il en attend. Je ne sais pas ce que le disque retiendra de ce dialogue qu’est la musique arabe, mais je sais qu’au détour d’un vers ou d’une phrase musical, le cri de Badr Chaker As-Sayyab est là, toujours le même : « La colombe a gémi, me rappelant l’exil… O nuit, où est-il l’Irak ? ».

 

La mémoire se bouscule. La question reste posée. Et la musique dans tout ça, me direz-vous. Ouïe, dire n’est pas facile. Écoutez-la plutôt. Pour tous renseignements complémentaires, prière de s’adresser à Al Farabi, Avicienne, Safiyu D-Din, Al Kindi. Ils sont traduits.

 

Guy Jacquet Juin 1979

Enregistré à Paris

Avec

Fawzi Al-Aiedy : musique : chant, oud, luth guitare, hautbois, cor anglais

Youval Micenmacher : percussions (toq, naqqarat), tambour tunisien, crotales

Jean-Laurent Imianitoff : violoncelle

Henri Agnel : percussions (zarb, darbouka), bendir, oud

« Le luth, le violoncelle, le hautbois, le cor anglais, le zourna, le tof, le tabla… retrouvent ici une unité d’harmonie (…). Des Taqacim incisifs (improvisations – hautbois ou cor anglais – violoncelle – percussions) au duo de luth final, le quartet nous comble dans cet album avec musique d’une suave richesse. Ce second disque de Fawzy Al-Aiedy, en même temps qu’il renoue avec une (lointaine) tradition, s’applique à explorer de nouveaux horizons pour la musique arabe. »

Sans frontières